Notes et Remarques
diverses
par Charles Pitz - SABAM 764 379
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L'univers vient à peine de se créer, un espoir insoupçonné de vie accompagne déjà les balbutiements des premières particules.
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VOS COMMENTAIRES:
| | | mikl | 2009-09-29 | 15:45:25 |
cet amas de particules en mouvements va donner la vie.ces particules vont se percuter,s'assembler pour donner en premier lieu des molecules de matiere.ensuite toute la matiere va se combiner de maniere aleatoire,jusqu'a ce que la bonne combinaisson emerge,afin que la vie puisse apparaitre.la vie a aussi pue apparaitre sous differantes formes,autre que celle que nous connaissons.dans l'immensitee de notre univers une infini de combinnaissons peut etre possible.
| | Paul Williams | 2010-02-03 | 23:04:41 |
"L'univers vient à peine de se créer, un espoir insoupçonné de vie accompagne déjà les balbutiements des premières particules"
Le sujet est donc le principe anthropique de Brandon Carter dans sa version dite "faible". C'est à dire qu'il n'y a pas de notion de but, mais plutôt celle d'un lien entre l'existence de notre univers et le fait qu'il contient de la vie.
La formulation est bien sûr poétique, mais il me semble qu'il y a déjà un penchant créationniste (une critique qui peut paraître étrange venant du chrétien évangélique que je suis!).
Autant préciser la pensée: des théories voulant donner une description globale de l'univers ont tendance à se renfermer d'emblée dans un cadre temporel. Or le temps est bien l'un des constituants de l'univers comme l'est la masse et la longueur (toute expression physique pouvant être réduite en ses composants m, l et t).
Ainsi on peut éviter de dire "l'univers vient à peine de se créer..." mais "Dans l'environnement qui donne lieu à l'univers".
Notons l'usage du présent. Ce n'est pas "l'environnement qui a donné lieu à l'univers" car se serait s'enfermer à nouveau dans le piège du raisonnement temporel.
Même la théorie des branes évoque une collision ayant eu lieu "au moment du big bang", alors qu'un moment est lui-même un constituant de l'univers !
Il faudrait donc paraphraser la proposition du départ:
"Dans l'environnement qui donne lieu à l'univers, un espoir insoupçonné de vie accompagne déjà les balbutiements des premières particules".
Mais encore cette phrase poétique reste trop jolie. Qui dit "espoir" sinon nous qui sommes fruit de ce "succès". Quelle vue anthropomorphique !
Un pessimiste dirait "une crainte terrible de la vie accompagne…" !
De même pourquoi "insoupçonné" ?
Ou bien il n'y a personne et les soupçons n'ont pas lieu d'être.
Ou bien il y a une architecture (non je n'ai pas dit "architecte"), et la vie est inévitable.
"Dans l'environnement qui donne lieu à l'univers, la nécessité de vie est structurellement liée aux balbutiements des premières particules".
Mais, au fait, pourquoi des "premières particules" ?
Parce que nous sommes encore enfermés dans notre raisonnement temporel.
Peut-être la vie n'est pas moins intégrée dans les premières particules que dans la forêt amazonienne actuelle.
Pour comprendre, il faudrait laisser notre esprit "sortir" de notre univers, et le regarder depuis dehors. Il faut se situer dans un milieu qui n'est pas régi par Masse Longueur et Temps.
Si on veut, on peut s'imaginer en train d'observer de milliers d'univers morts dont chacun ne remplit pas les critères de vie… et quelques univers seulement qui l'abritent. Ces quelques univers contiennent les vivants qui lancent la phrase lyrique du début de page. Voilà le principe anthropique de base.
Mais je suis d'opinion qu'on peut explorer beaucoup plus loin, sans rien perdre de notre rigueur scientifique, et sans s'enfermer dans un parti pris théologique dans un sens ou dans un autre.
Par exemple, on peut se poser plus de questions sur les caracteristiques de ce milieu hors univers. On peut énumérer les contraintes qu'il ne subit pas du fait qu'on n'est plus enfermé dans un cadre temporel. Par exemple, on ne subit plus la contrainte de la causalité telle que nous la connaissons.
Inversement, on peut repérer des caracteristiques de ce qui existe bien dans notre univers. Considérons l'univers comme un sous-ensemble ou comme une zone soumise à des contraintes. On peut dire alors, que tout ce qui existe dedans, existe en dehors là où ces contraintes ne s'imposent pas.
Si la notion paraît ahurissante, c'est parce que nous sommes habitués aux principes de conservation (de masse, d'inertie…). C'est oublier qu'un principe de conservation est aussi un caractéristique de notre univers.
L'une des choses qui existe dans l'univers est bien sûr, la vie.
Une autre chose, c'est la vie consciente.
On peut dire aussi que la conscience existe en tant que telle, et n'a pas obligatoirement besoin de la vie jusqu'à la démonstration du contraire. Ce n'est pas parce que nous n'avons jamais vu une conscience subjective en dehors de la vie, que cela n'existe pas. C'est ce que Taleb appelle "un cygne noir".
Isaac Asimov a beaucoup écrit sur une possible conscience machine. Arthur Clarke a écrit sur une vie consciente immatérielle. D'autres sont encore imaginables.
Et tout cela est "encore plus possible" dans un milieu non soumis aux contraintes de l'univers.
Bien qu'on peut pousser ce raisonnement beaucoup plus loin, on touche malheureusement à la limite de la pertinence de cette réponse par rapport à la proposition initiale. Selon la présente analyse, cette proposition reste vraie, mais très en dessous de la réalité, et son risque est de nous enfermer dans une vue limitée de ce qui est.
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